mon approche personnelle à l’infrastructure de l’information et de la communication

Posted in Uncategorized avec des tags on juillet 20, 2008 by metonymia

 

Une chose est sûre : Jamais dans la vie je ne réaliserai un projet d’infrastructure d’information en ligne. Ce dernier point à effectuer pour l’évaluation du cours d’Introduction aux Technologies de l’Information et de la Communication représente donc un excercice très difficile pour moi. Ayant passé toute mon enfance et grande partie de mon adolescence sans télévision ni ordinateur, je crois parfois ressentir la nostalgie d’une époque que je n’ai pas vécu : L’époque avant le web, avant la télévision, avant le téléphone même, quand on s’écrivait des lettres à la main et ne savait que ce qu’on s’était efforcé de savoir avec patience.

Même si aujourd’hui, bien sûr, comme toute autre citoyen du village global, j’ai appris à utiliser et apprécier les nouvelles téchnologies, j’avoue que parfois je me sens perdue dans cette afflux intérminable d’informations et ce cosmos infini de mondes interconnectés. Et sincèrement, je me demande si ce n’est pas vrai, que nous sommes perdus, tous, seulement que pas tout le monde ne le sait.

Les innovations téchnologiques dans le domaine de l’information et de la communication ont, certes, contribué à effacer ce qui me sépare, moi, de n’importe quel autre personne du planète, et cette personne de toutes les autres, et ainsi de suite… mais finalement, c’est justement pour ça que le monde, au moment de devenir plus petit, est en faite devenu plus grande. Personne ne sait vraiment combien d’information il y a sur le web, ni quel est son contenu. On sait juste que ça augmente avec chaque seconde et de façon incontrolable. Le web, c’est une zone difficilement accessible à la loi, mais simple à occuper par les éléments criminels. Puisque tout est connecté, en théorie (et avec le savoir-faire nécessaire) tout est accessible par tout le monde. Et pourtant, aujourd’hui les gens confient à leur blog des choses qu’ils ne raconteraient ni à leur propre mère. Nos « identités virtuelles » sont en train d’effacer notre reflexion dans le miroir. Vous me diriez que pas tout le monde en arrive à ces extrémités. Qu’il y a des gens qui ne se confondent pas. Et vous avez raison, bien sûr. Et pourtant, la vérité c’est que bien des gens ne pourraient plus vivre sans cette autre partie de leur vie qui se passe en code binaire.

 

Pour tout cela, je me sens donc incapable de proposer un projet d’infrastructure d’information et de communication dans le web. Bien sûr, je pourrais imaginer des façons dont des infrastructures existantes pourraient être améliorées a fin d’optimiser la fonctionnalité, les buts et, plus important, l’éthique des services en ligne. Mais il s’agit là d’une question de base : Est-ce vraiment le futur de notre société? Est-ce ce que va nous sortir de notre massive crise d’orientation? En fin, est-ce vraiment cela dont nous avons besoin ? Des nouveaux dimensions virtuels, des nouvelles formes de vie inventée, des nouvelles illusions digitales, de nouvelles réfuges ?                                  

A mon avis : Non. Car tout cela, ce n’est que du placebo.

Je n’essaye pas de nier l’utilité du web, au contraire, je reconnais l’énorme innovation qu’il représente pour notre société, le merveilleux potentiel qu’il implique. Mais j’en vois aussi le danger.

Le web devrait être un outil, un instrument dont nous nous servons pour mieux comprendre et mieux construire le monde. Il y a encore des personnes qui l’utilisent comme tel. Mais il devient de plus en plus difficile d’échapper aux brouillards virtuels qui nous entourent et nous enveloppent. La plupart des gens n’utilisent pas le web, c’est le web qui les utilise. Ils essayent de vivre à travers le web, et finalement, c’est le web qui vit à travers d’eux : ce n’est pas de la science fiction, ce n’est qu’une métaphore terriblement vraie. Si on me demande donc de formuler la direction que j’aimerais que prennent l’information et la communication dans notre société, ce serait tout simplement qu’ils retournent à appartenir un peu plus au monde réel, physique, vivant.Que les gens y reviennent, aussi. Qu’au lieu de surfer le web, ils prennent leurs affaires et voyagent. Qu’ils arrêtent de tchater, mais recommencent à parler, à écouter et à sourire. Qu’ils apprennent à nouveau de vivre comme des êtres de chair et os, mystérieusement individuels et collectifs à la fois, et terriblement mortels. Car chaque seconde que nous passons sur le web, nous la passons dans un limbo qui ne connaît pas la lumière du soleil ni de la lune. Quant au web, j’espèrerais qu’ils redevienne un simple et merveilleux outil qui nous permet de mieux organiser le monde. Le web n’est pas un démon, décidément pas. Mais ce n’est pas un dieu non plus…  

 

étude de cas (suite): comparaison et critique de Rue89

Posted in Uncategorized avec des tags on juillet 20, 2008 by metonymia

comparaison avec d’autres services

 

Rue89 n’est certainement pas le seul, ni le premier, ni le dernier projet de journalisme participatif. Des sites tout à fait pareils se trouvent sur le web sous diverses formes et formules, gratuits ou payants, en différentes langues et avec divers intérêts.  

Créé en 2005, le premier site français de « journalisme citoyen » était , un site d’actualité alimenté par des rédacteurs volontaires. De manière générale, le site fonctionne sur le même modèle que Rue89. Mais contrairement au dernier, le contenu d’AgoraVox n’est rédigé que par des rédacteurs non professionnels. Il n’existe donc pas une stratification entre journalistes professionnels et utilisateurs du web, et les contenus ne sont pas séléctionnés, vérifiés et validés par une rédaction profesionnelle comme chez Rue89, ce qui crée quand même une doute sur la qualité moyenne des articles diffusés sur AgoraVox. Pierre Haski, dans l’interview déjà citée dans la dernière entrée de ce blog, tient aussi à souligner cette différence :

« Nous sommes avant tout des journalistes. »

  

ce qui est dit….

 

Pendant que l’acomplissement et le succès du concept de Rue89 est acclamé un peu partout, la voix critique de Michel Levy-Provençal, ex-actionnaire et co-fondateur de la société, a fait écho dans le web à la publication d’un billet apparu le 21 février 2008 dans son blog. Il voyait l’idée fondatrice du projet (la fameuse « info à trois voix ») trahie par les pratiques peu objectives de la ligne éditorial et de la direction du site. Il avait l’impression que Rue89 était en train de « se transformer en journal d’opposition constitué presque exclusivement d’articles ou d’éditos émanants de la rédaction ou d’amis de la rédaction ». Les contributions sur le site de non journalistes disparaîtront de plus en plus.

Pourquoi ce coup de gueule? Parce que je suis en colère de le répéter à mes camarades sans qu’ils n’entendent la critique. Critique qui leur vient d’un non-journaliste. Critique d’un lecteur qui ne reconnait plus le projet qu’on lui a présenté au départ et qui était censé révolutionner l’information. Critique d’un actionnaire qui ne voit pas comment un site qui a fini par être aussi marqué politiquement alors qu’il se voulait un lieu de débat libre, constructif, intelligent, un espace ouvert, pourra un jour prétendre être un média reconnu pour son indépendance. Et enfin critique d’un cofondateur qui voit cette idée originale de “l’Info à trois voix” (la voix des experts, des internautes et des journalistes) n’être aujourd’hui qu’une caution, un slogan vide de sens.”

 

Finalement, Michel Levy-Provençal se montre convaincu que « Rue89 ne parviendra pas à renouveller et révolutionner le journalisme sur Internet ».

Le 20 juin 2008, un autre article du même auteur dénonce que Rue89 aurait commis des erreurs ou des omissions de citation. 

 Quand Rue89 pirate en expliquant la loi d\’antipiratage

 

 

conclusion personelle

 

Personellement, ayant peu de connaissances des « profondeurs du web » et étant généralement critique s’il s’agit de projets de « journalisme non-professionnel », j’étais assez surprise de connaître un site comme Rue89. Du point de vue graphique, fonctionnelle et téchnique, je le trouve assez réussi. L’idée fondamentale, d’associer et d’entremêler le journalisme professionnel avec les contributions d’utilisateurs intéressés – sans perdre la qualité de l’information, mais en célebrant la libérté de l’expression et la diversité des opinions -  me paraît une idée admirable. Néanmoins, après avoir étudié le site un peu plus en détail, je suis assez d’accord avec les critiques de Michel Levy-Provençal sur le point de l’objectivité du site : La ligne éditoriale est loin d’être idéellement indépendante et politiquement neutre, et peu importe si on partage ces opinions ou pas, ce ne correspond pas du tout à l’éthique que la direction elle-même prône dans la présentation de son projet. En conclusion, je peux dire qu’il s’agit là d’un site que j’ai connu est étudié avec intérêt, mais que pour moi-même, je n’adopterai jamais comme source d’information principale et que je n’utiliserai probablement pas activement. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

liens intéressants:

 

 Carlo Revelli – \”Le journaliste n\’est pas le seul qualifié à traiter de l\’information\”

Edwy Plenel – \”La bataille de la référence a commencé\”

étude de cas (suite): le modèle économique de Rue89

Posted in Uncategorized avec des tags on juillet 20, 2008 by metonymia

Rue89 est une société par actions simplifiée, néanmoins, ses services en ligne sont entièrement gratuit et libre aux utilisateurs. Dans une entrevue avec   le président de Rue89, Pierre Haski a récement éclairé le modèle économique et la rentabilité de son site, en expliquant pourquoi il n’a pas, comme par exemple  choisi un modèle à accès payant :

 « La jeune génération née avec l’outil internet n’est pas encline à payer pour s’informer en ligne. La gratuité sur internet repose sur l’échange et la participation, composantes initiales de la toile. Monnayer l’accès à l’information en ligne me paraît donc paradoxal. »

Pour garantir sa gratuiteté, Rue89 copie donc dans un premier pas le modèle des radios : constituer et fidéliser une audience pour développer des recettes publicitaires. Pourtant, l’indépendance au moins partielle des annonceurs est envisagée, soit ce par la revente des contenu éditoriaux,  la conception de sites web ou encore la vente d’articles accessoires « rue89 » (T-Shirts, tasses etc.). Quant aux auteurs des articles, seuls les membres de la rédaction et les pigistes sont rémunérés, pas les autres contributeurs.  

étude de cas (suite): le modèle participatif de rue89

Posted in Uncategorized avec des tags on juillet 20, 2008 by metonymia

fonctionnalités

 

L’information offert à l’utilisateur sur le site est principalement organisée en 8 rubriques: monde, politique, société, économie, hi-tech, médias, culture et région. En plus, la section « ailleurs » propose de nombreux liens couvrant d’autres domaines d’interêt (p.ex. des sites d’autres médias, des forums de débat ou des pages culturelles). Les photos et vidéos qu’on peut trouver et diffuser dans d’autres zones du site soulignent l’affinité moderne pour le multimédia. Il y a également un forum de “tchat” pour les utilisateurs. D’autres sérvices offerts par rue89 recouvrent toutes les possibilités de la téchnologie moderne de la communication et l’information, comme des newsletter, de l’accès sur le mobile, des widgets et des flux RSS.

administration

 

Le site est administré par une direction de 5 membres dont le président est Pierre Haski. La rédaction se compose de 12 profesionnels du journalisme ou des autres métiers de l’information. (équipe) En tant que média interactif, Rue89 entend faire la connexion entre le journalisme professionnel et la culture du web. Des articles écrits par des journalistes expérimentés ou des experts cherchent les réactions et les commentaires des lecteurs. Le but est donc un débat ouvert et libre sur les faits diffusés. (FAQ)

 

accès et contribution

Si en théorie, le site est ouvert à tous et tout le monde peut s’y inscrire pour créer son propre espace virtuel d’information, pour diffuser des articles, des commentaires, des photos ou des vidéos, dans la pratique, un certain contrôle, voire censure du contenu des contributions est incontournable. Ainsi, seulement une partie des articles soumis par les utilisateurs seront publiés après avoir été sélectionnés par l’équipe de Rue89 « en fonction de leur intérêt, de leur pertinence et de leur qualité ». Aussi les blogeurs admis seront soigneusement sélectionnés pour garantir la qualité informative du site. Les activités qui seront alors réellement et librément accessible (ou presque) après l’inscription, c’est de publier des commentaires sous les articles et de noter les contenus des articles comme des commentaires. Cette évaluation « interne » sert à repérer ce que les visiteurs ont apprécié. En plus, les commentaires les moins biens notés sont repliés afin d’avoir un accès facilité aux contenus jugés plus pertinents.

 

droits et devoirs : mentions légales

 

Les conditions générales d’utilisation (CGU) englobent tous les droits et devoirs des utilisateurs. Toute personne âgé de 13 ans ou plus peut s’inscrire gratuitement à rue89 en fournissant ses coordonnées personnelles exactes. Les CGU règlent aussi le contenu des contributions en précisant les questions de droits d’auteurs et le respect général des lois. A défaut, la rédaction se réserve le droit de suspendre la contribution. Le site est « protégé par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle et les conventions internationales applicables. »  En plus des CGU, une Charte des Commentaires (Charte) sert de reglement et “mode d’emploi” pour la rédaction et la diffusion de commentaires et articles.

 

étude de cas d’un service web 2.0 : rue 89

Posted in Uncategorized avec des tags on juillet 20, 2008 by metonymia

Rue89 est un site d’information indépendant et participatif qui n’est pas attaché à un média traditionnel ou un groupe industriel quiconque. Les contenus sont coproduit entre des journalistes, des experts et des citoyens. Cette « info à 3 voix » veut offrir une alternative aux journaux traditionnels en créant un espace de circulation des informations atypique et un réseau d’échange d’opinion en ligne fait par tous et pour tous. Ce site a été lancé le 6 mai 2007 par des anciens journalistes de la Libération et a très rapidement gagné une grande notoriété.

 

 

buts et objectifs du site

  Le nom  est tout à fait significatif. « La rue, parce qu’elle est synonyme de circulation, de rencontre, de vie, de terrasses de café. 89 pour évoquer la révolution, celle de l’Internet et de l’information. » Une référence  a la libérté donc, a l’invention et la (r)évolution.

La principale nouveauté de rue89 est que c’est un site d’information entièrement et uniquement conçu pour Internet, pendant que la plupart des autres services d’information en ligne ne sont qu’une extension, une « offre supplémentaire » d’un journal traditionel.  L’autre nouveauté repose sur le concept de participation : Rue89 veut mettre les internautes au cœur du projet, en passant d’une consomation passive de l’information à la participation active dans sa composition.  

 

 La rue est à vous, c’est donc le slogan de cet expériment médiatique, et le message est clair : le temps est venu de s’impliquer et de participer, car le site lui-même et son rédaction n’est qu’un squelette, la chair, c’est le peuple qui bouge, pense et parle. Tout le monde est demandé de rédiger des articles et des commentaires, d’envoyer des liens, des photos, des vidéos, bref, de participer lui-même à la production et façonnage collectives de l’information et à son difusion et son assimilation. En ce sens, rue89 défend le principe de la libérté d’expression et de la diversité des opinions. Merveilleuse promesse donc que celle de créer son propre journal…si seulement c’était si facile que ça….

“the machine is us/ing us”

Posted in Uncategorized avec des tags on juillet 19, 2008 by metonymia

the unbearable lightness of blogging…

Posted in Uncategorized avec des tags on juillet 19, 2008 by metonymia

…c’est le titre qu’a choisi pour son univers virtuel un autre utilisateur (link).

L’insoutenable légéreté donc, pas de l’être (wikipedia), mais de la communication moderne.

Mais qu’est ce qu’un blog ?

Un blog, c’est un néologisme conçu en fusionant les mots « web » et « log » pour nommer un phénomène qui a vu le jour vers la fin des années 1990. Il s’agit, en gros, d’un journal continu écrit par un quidam et mis à l’acces de tout le monde sur le web. Les commentaires d’autres utilisateurs créent une sorte de communauté.

 

En faite, cette communauté virtuelle a prouvé se comporter comme toute société « réelle », en suivant une évolution de l’uniformité (représentée par quelques journaux « intimes » mis en ligne par les pionniers des neuroses exhibitionnistes de notre époque) à la complexité, ou les membres se dispersent et se regroupent selon leurs points communs et leurs contrastes. Ainsi existent aujourd’hui des blogs pour tous les goûts et toutes les affinités. Il y en a même ceux qui ont su atteindre une certaine seriosité, un certain esprit critique et un certain niveau intellectuel. Pourtant, en se faisant remarquer, ils ne rendent que plus évident la folie d’une masse qui, en pleine crise d’identité, se met à nu dans l’obscurité de l’anonymat. Seconde après seconde se déverse sur le web la somme de nos vies futiles qui, comme par magie, semblent acquérir du sens dans le non-sens d’une masturbation collective.

Hello world!

Posted in Uncategorized on juillet 14, 2008 by metonymia

Welcome to WordPress.com. This is your first post. Edit or delete it and start blogging!